Psychose: une étude genevoise met en cause le système de nettoyage du cerveau

Une équipe de l’Université de Genève met en lumière un mécanisme encore peu connu dans l’apparition des psychoses. Ses travaux suggèrent qu’un dysfonctionnement du système glymphatique, chargé d’éliminer les déchets du cerveau, pourrait favoriser le développement de symptômes psychotiques, caractéristiques notamment de la schizophrénie.

Publiée dans la revue Biological Psychiatry: Global Open Science, cette recherche apporte un nouvel éclairage sur les origines biologiques de ces troubles. En montrant qu’un « autonettoyage » cérébral moins efficace pourrait augmenter le risque de psychose, elle ouvre une piste importante pour mieux comprendre ces maladies et, à terme, envisager de nouvelles approches de prévention ou de prise en charge.

Avec Stéphane Eliez, professeur ordinaire au département de psychiatrie, centre Synapsy de lʹUniversité de Genève